Plop. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un auteur... Un auteur dont tous les livres sont de pures merveilles à mes yeux. Il s'agit de Jean-Louis Fetjaine.

Né en 1956, Jean-Louis Fetjaine est diplômé de philosophie et d'histoire médiévale. Journaliste, puis éditeur depuis 1985, il est l'auteur de nombreux ouvrages d'humour, tous parus aux éditions Hors Collection. Avec le succès de sa trilogie, Le Crépuscule des elfes, La Nuit des elfes et L'Heure des elfes (Belfond, 1998, 1999 et 2000), il s'est naturellement imposé comme l'un des principaux représentants francophones de la fantasy.
Voilà le monsieur qui écrit si bien. Comme c'est indiqué dans sa biographie, l'oeuvre qui l'a fait connaître dans le monde de la fantasy est bien sûr la trilogie des elfes. Comme tous, je l'ai découvert avec le Crépuscule des elfes. Un roman très fluide à lire, qui fait le pont entre légendes celtiques, la fantasy et le cycle du Graal. Un mélange explosif, le tout mis en valeur par l'excellente plume de ce monsieur, en 3 tomes... magnifiques.

Baldwin, le roi des nains sous la montagne rouge a demandé la réunion du grand conseil car Caledfwch a disparu. Quelqu'un a tué Troïn le roi sous la montagne noire et gardien de l'épée. On apprend que c'est Gaël, un elfe gris, suzerain des elfes des marais. Une délégation est alors formée par le conseil présidé par Pellehun. Cette délégation est constituée de Uter l'un des douze preux chevaliers, de Lliane la reine des hauts elfes et l'épouse de Lliandon ainsi que de quelques nains et d'elfes. Ils sont accompagnés par Freïhr un guerrier barbare qui est le dernier à avoir vu Gaël. Celui-ci fut aperçu à Kab-Bag, la cité marchande des gnomes. Commence alors une course poursuite entre Gaël et la délégation qui les mènera de Kab-Bag aux marais pestilentiels. Mais qui est derrière tout cela, qui a décidé de voler l'épée ? Ce n'est autre que Pellehun et le duc Gorlois qui au nom de dieu veulent dominer le monde. Les nains qui ont perdu leur talisman se réfugient sous la montagne et disparaissent. L'équilibre est rompu.

Pour empêcher une catastrophe, Merlin, homme-enfant, fils d'un homme et d'une elfe, décide de suivre le chevalier Uter qui est devenu l'amant de Lliane. En effet, Uter a promis de récupérer l'épée volée aux nains et de restaurer l'ordre ancien. Pour cela il devient le Pendragon grâce aux pouvoirs de Lliane. Mais faible en tant qu'humain il ne peut résister à la tentation du pouvoir et devra choisir entre l'amour de deux reines : la belle et inaccessible Lliane, réfugiée sur l'île d'Avalon ou Ygraine si réelle, si humaine…

Les nains ont disparu, les elfes se sont réfugiés sur l'île d'Avalon auprès de leur reine et de sa fille Rhiannon ou Morgane, l'équilibre est donc rompu et les humains règnent en maître sur le monde. C'est à ce moment précis que la horde des monstres décide d'attaquer ces pauvres humains chétifs et fragiles. Ils traversent donc les marches noires qui séparent leur monde de celui des hommes, avec à leur tête, l'innommable, celui qui avait déjà été vaincu et mis en exil. Pour les combattre Uter demande à nouveau l'aide de Lliane et décide d'aller voler leur lance car tout comme les nains, sans leur talisman, les monstres ne pourront survivre. Une nouvelle guerre se prépare donc.
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J'ai vraiment adoré ce cycle, que je trouve de toute beauté, avec des airs de LOTR.
Mais Fetjaine n'a pas écrit que cela. Il a également commencé un cycle dédié à Merlin. Histoire différente de celle où il apparaissait dans la trilogie des elfes. On retrouve avec bonheur le talent de Fetjaine...
Merlin, fils du diable, prophète, mage, druide, beaucoup de légendes parlent de lui. Mais a-t-il vraiment existé ? Jean-Louis Fetjaine s'attaque ici à la source du mythe. Il propose une histoire, un conte basé sur le personnage qui a le plus de chance d'avoir inspiré ces légendes. En effet au VIème siècle sur l'île de Bretagne vit le barde Merlin au service du roi Guendoleu. C'est dans ce contexte historique que l'auteur va faire évoluer son personnage, entre le rêve et la réalité, le conte et l'histoire. Conteur de talent c'est avec une plume légère et lyrique qu'il nous entraîne dans cette Angleterre médiévale où la cruauté humaine, sous le couvert de la religion, s'exprime dans toute sa barbarie. Merlin lutte contre sa destinée mais en fin de compte il ne pourra pas y échapper et comme le dit le frère Blaise, elle devra s'achever en Brocéliande. Il risque donc d'y avoir une suite.

Le VIème siècle sur l'île de Bretagne. Le prince Emrys Myrddin, le fils de la reine Aldan de Dyfed fait route en compagnie du roi Guendoleu de Cumbrie vers la forteresse de Dun Breatann. Là-bas, doit se tenir un rassemblement des différents rois de Bretagne afin de désigner un successeur d'Ambrosius Aurelianus pour faire face aux attaques des Angles, Saxons, Pictes et Gaëls.
Le roi qui lui succèdera est Guendoleu, il reçoit donc le torque, symbole de sa souveraineté. Mais Ryderc ne peut l'admettre et organise des alliances afin de changer tout ça. Alors que Guendoleu et sa compagnie rentrent chez eux, ils sont attaqués et seul Myrddin réussi à s'échapper en emportant le torque avec lui.
Le barde Myrddin, Merlin le fils du diable. Beaucoup de bruits courent sur son sujet, des rumeurs qui font peur. Qui est-il réellement ? Rejoint par le frère Blaise, le confesseur de sa mère, il tente d'échapper à ses poursuivants et de survivre dans un monde ravagé par la guerre. Il veut rejoindre sa mère à la forteresse de Caerfyrddin afin de lui rendre le torque qui appartenait à son père. En faisant cela il pense aussi pouvoir échapper à sa destinée alors qu'en fait, il ne fera que l'accomplir.

Dans Le pas de Merlin, nous avions quitté ce dernier alors qu'il fuyait l'île de Bretagne et faisait route vers la petite Bretagne armoricaine, laissant derrière lui son passé et ses souvenirs.
Il débarque donc, en compagnie d'autres réfugiés, et entame un chemin qui le mènera dans une forêt étrange et mystérieuse : La forêt d'Eliande ou Brocéliande. Là, en compagnie des fées et des êtres merveilleux, il se perdra pour mieux se retrouver et accomplir sa destinée. Il entrera ainsi dans la légende.
Que dire de cet ouvrage ? Plus un essai qu'un roman, il nous entraîne dans un conte merveilleux et fabuleux où l'on se perd dans les méandres d'une antique forêt. Le texte poétique de l'auteur est illustré par de somptueuses photos de Bretagne qui accompagnent à merveille l'ambiance du texte. S'annonçant comme la suite du Pas de Merlin, ce texte peut se lire et s'apprécier indépendamment du précédent ouvrage. Il laisse au lecteur une sensation de paix et de bien-être ainsi que les effluves de l'humus de ce lieu à part. Grâce aux photos de Jean-Luc Boivent nous accédons à une Bretagne mystérieuse et cachée que seul un être merveilleux peut nous ouvrir.
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Je n'ai pas encore lu La forêt de Merlin... J'imagine, vu la descriptionf aite, que ce sera un livre bien cher dans les 20€, qui n'est pas encore sorti en format de poche... Alors j'attendrai... Mais je suis impatiente, et j'en salive déjà.
Bref, si je devais jurer par d'excellents livres de fantasy, ce serai eux. Je suis définitivement amoureuse de cet auteur.
Vos mots doux