[Article écrit en différé, puisque la ballade en question avait lieu la veille... Bref, pas catastrophique, mais y'aura pt'être moins de détails que si je m'étais
bougée les fesses hier soir pour tout mettre à chaud xD]
Donc, non, je ne suis pas allée à la ville de Béthune, mais simplement à la rue de Béthune, la rue marchande de Lille. Rien de trop exceptionnel en soi sinon que l'ambiance hier en fin d'aprem
était tout simplement assez hallucinante. Je devais y aller en début d'aprem, mais pour cause de squattage de deux zigotos, j'ai dû repporter à plus tard. Bref, je craignais qu'il y ait un peu
moins de monde qu'en début d'aprem où l'on avait une relative belle journée (pour moi c'est "relative", mais les lillois vous diraient que c'est une superbe journée du fait qu'il ne pleut pas...
xD). Bref, je m'embarque dans une Citadine qui doit m'emmener à la place de la République, coeur vivant et palpitant de Lille. Comme d'hab le long du boulevard de la Liberté, je regardais avec
une mini-angoisse les arrêts qui défilaient, de peur de manquer le mien (pourtant, je devrais savoir à force que le bus s'arrête automatiquement à République tellement il y a de monde qui entre
et descend... mais passons !). Je repère finalement mon arrêt, un peu plus loin, quand lorsque le petit bonhomme passe au vert, un flot incroyable de piétons se met à traverser le boulevard... De
mémoire, j'avais jamais vu une telle foule, même à mon arrivée un samedi aprem où il faisait grand soleil et super bon (et là je peux vous assurer que du monde, y'en avait dans les rues
lilloises). En sortant du bus, je me rappelle que c'est la sortie du Chti (un guide devenu culte par ici qui regroupe tous les bons plans de sortie ). Du coup, il y avait pleins d'naimations
devant le palais des beaux arts, des épouvantails montés sur échasses, musique à fond, écran géant et j'en passe. Plus la foule, toujours la foule qui semble faire partie intégrante de la sortie
du Chti. C'était assez incroyable car même dans la rue de Béthune, qui est quand même relativement grande, on avait à peine la place pour avancer. C'est là que l'on se rend compte que le
Nord-Pas-de-Calais est la 2e région la plus densément peuplée après Paris. Hum bref. Pour l'heure, ça grouillait de monde de partout, et j'ai jamais vu une ville aussi vivante (sauf peut-être
Paris quand on y était parties avec Julia).
Il est quand même utile de préciser quel était le but de ma sortie : m'acheter des fringues. C'est là que Bordeaux me manque. Rue Sainte Catherine, on trouvait tout ce dont on rêvait niveau
boutique (rue commerçante, qui rappellons-le, estla plus longue d'Europe... faut la voir pour le croire). Là, ce n'est que la rue de Béthune, avec sa boutique pour tecktoniqueurs récemment
ouverte, ses pubs, ses petites boutiques sympas où y'a toujours une affaire à dénicher (Tendance...), et bien sûr, bien sûr, les boutiques dites de "Luxe" (j'entends par là toute boutique où un
bout de tissu s'élève à des sommes assez ahurissantes). J'avoue n'avoir jamais été fan de ce genre de boutique, puisque je trouve inconcevable le fait de mettre 80€ dans un vêtement autre qu'un
manteau ou une bonne paire de bottes. Bon. Mon avis sur la question a changé depuis que j'ai malheureusement constaté que les bons vieux H&M ne proposaient plus que de la merde à bas prix, ce
qui ne me convient aps non plus... Chez Morgan par exemple, certes les prix sont plus élevés que chez H&M (Ou Pimkie et compagnie), mais les vêtements ont vraiment la classe et sont de bonne
qualité. Fin de la digression sur les types de magasins que j'aime. J'entre donc chez Morgan, qui propose des trucs qui ne sortent pas de l'esprit d'un cocaïnomane (comme Kookaï).
Malheureusement, rien. Je regarde la gigantes que enseigne sortie du sol depuis octobre, que l'on nomme les Galeries Lafayette. Face à face, les flots humains s'écoulant autour de nous pendant
que nous nous affrontons silencieusement du regard. Finalement le capitalisme l'emporte, et je m'engage sur les escalators déjà occupés par une vieille de 50 ans habillée de fourrures et la
jeunesse bourgeoise du coin. Arrivée en haut, je tente l'étage supérieur de Bershka, que j'avais entrapperçu quelque fois. Là, agréable surprise. Les prix sont à peu près les mêmes que chez
H&M, Pimkie et compagnie, mais en plus, ça a l'air beau ! L'essai se révèle concluant puisque je ressors avec un jean (qui ne tombera plus !) et une veste blanche dont je rêvais depuis
toujours.
La suite, je décide de la tenter au sein des Galeries qui m'insipirent toujours une sainte horreur. J'eus vite fait de me souvenir de la raison de cette fameuse sainte horreur. Je repérais une
très jolie mini-jupe un peu mieux coupée que la normale qui me faisait les yeux doux... sans faire attention au nom de la marque qui trônait au-dessus d'elle (Diesel, en fait...) Grave erreur
lorsque je découvris le prix... 140€ messieurs dames. Pour faire bref, tout tournait dans ces eaux-là. Un peu plus loin, une enseigne Pépé-Jeans étalait ses merveilles. Nouveau haut-le-coeur
quand je regarde les prix, et je prends presque peur quand je me dis "tiens, c'est moins cher que Diesel !!". Les prix avoisinaient tous les 100€... Je crois que c'est à ce moment où j'ai perdu
toutes mes illusions et que j'ai vogué d'enseignes en enseignes, le moral à chaque fois un peu plus miné que je regardais le prix d'un pantalon qui me plaisait. Je fis quand même un tour au rayon
des collants qui est plutôt (et même très bien) approvisionné. Et j'ai craqué sur des leggins assez originaux qui m'ont vallu la bagatelle de... 30€. Putain...
Puis il a fallu trouver une caisse pour régler mon achat... Là pareil, je me retrouve confrontée à une indiscutable différence de classe... Des personnes avant mois qui réglaint sans rechigner
pour des centaines d'euros d'achats (pour des choses que je trouve moche en plus), d'autres parées de trucs plus chers les uns que les autres... Enfin vous voyez le tableau. Pour le coup je
souhaitais sortir le plus vite possible de ce lieu infernal. Surtout quand l'on se retrouve confronté à un état d'esprit assez particulier. J'ai changé plusieurs fois de caisses pour cause
d'incompétence des caissières, mais de là à voir des petites connasses dénigrer tout haut ces pauvres filles qui font leur job pour gagner leur vie... J'ai eu de la peine pour elles té.
Mes leggings de luxe payés, je me suis dirigée vers la sortie. Et ce qui est marrant aux Geleries Lafayette de Lille, c'est que popur en partir, c'est assez compliqué. Le double escalator qui
nous garantit l'accès se fait soit dans les deux sens, soit en sens unique. Quand, comme hier, il était en sens unique, on se retrouve à devoir serpenter dans le temple du luxe et de ses horreurs
sensées nous aguicher pour prendre l'escalator central, et sortir au milieu des produits Dior et compagnie. Alors que je voyais mon calvaire finir, je tombais nez à nez avec un ravissant ensemble
de lingerie qui me fit fondre instantanément... Innoncemment je m'approchais, et eut le malheur de jetter un oeil sur l'étiquette. Mes espoirs se sont évanouis aussitôt que j'ai vu un bout de
ficelle coûter 53€ et un soutif le double (sans compter les accessoires affriolants dont était parée le mannequin). Bref, je suis sortie en me promettant de ne plus jamais remettre les pieds
ici.
Le jour avait largement commencé à décliner lorsque je suis revenue dans la rue de Béthune, toujours aussi bondée. Je me suis permise une pause fajitas au poulet dans un snack du coin, encore
plus délicieux que d'habitude. Puis je suis rentrée calmement, poussée par une marée vivante qui comme d'hab converge vers la place de la République. Le dernier point noir de la journée pointa la
bout de son nez lorsque je croisais cette p*tain de blonde que je peux pas piffrer (en plus de devoir la supporter en chinois, voilà que je me tappe sa sale gueule de bourge dans la rue alors que
je mange tranquillement !!! >.<). Oui, je crois qu'il m'est venu une aversion anturelle contre les blondes, encore plus lorsque celles-ci puent le fric à 10 km à la ronde et considèrent le
monde qui l'entoure avec dédain.
M'enfin passons. Je suis quand même allée faire un tour au milieu des tentes du Chti, et j'ai gagné un morceau de chocolat Côte d'Or. Au moins, j'ai pas tout perdu !!
Le reste s'est terminé tranquillement. C'est le genre de moment simple qui vous fait apprécier le monde qui vous entoure (sauf la blonde), et qui vous rend heureux.
Vos mots doux