J'ai eu envie de reprendre ma plume ce soir et d'écrire un truc qui me tracasse depuis maintenant..... un bon quart d'heure, en repensant à un
sujet de conversation de midi. Désolée pour ceux qui attendaient impatiemment certaines photos, la mini rentrée du blog sera sur un tout autre sujet.
L'amitié. La confiance. Les désillusions. Toussa. Vu que je suis pas mal fatiguée et qu'à priori, la réflexion ne me mènera nulle part, les rares lecteurs qui auront eu le courage de lire ce pavé
décousu n'y trouveront malheureusement aucune récompense. J'ai simplement envie d'écrire, de mettre par écrit certaines réflexions tel que je le faisais il y a quelques années en arrière. Il n'y
a aucun sens à y trouver. Simplement des désillusions et des interrogations.
Je sais que la vie n'est pas rose. Je sais qu'on tombe souvent de haut, j'ai d'ailleurs déjà fait quelques chutes. Je sais qu'il y a pire comme malheur dans le monde, mais pour l'instant je vis
les miens. Des fois je me dis que n'importe quelle souffrance morale fait autant de mal que la souffrance physique, si ce n'est plus. Par exemple, quand on perd ses repères... On se sent vide,
terriblement vide, comme un bateau à la dérive au milieu de nulle part. Nul port d'attache à regagner, seulement des côtes incertaines...
J'ai de sérieux doutes sur l'amitié, la confiance, ce genre de choses. Je suis pas du genre à avoir une foule d'amis, pas du genre à me lier de suite avec le premier venu. Ceux que j'ai me
conviennent parfaitement, je passe de bons moments avec eux et je m'entends très bien avec (et j'espère que c'est réciproque). Ce sont des petits moments de plaisir qui apportent un peu de
bonheur. Je pense être amie avec des gens bien, qui me correspondent quelque part. Je pense être tout le temps là, dans la mesure du possible, lorsque l'un de mes amis a besoin de moi. Et le
retour fait plaisir, il faut l'avouer.
Maintenant que j'y repense, avec le recul, on m'a souvent prise pour une conne. En fait je le ressentais déjà sur le moment, mais j'évitais d'y penser, voulant à tout prix conserver le mirage
d'une belle amitié en carton. je connais une fille depuis maintenant....5 ans. Depuis la première. Nous avons été très proches, et elle fait même partie intégrante de ce blog. C'est sans doute
celle qui m'a prise le plus pour une conne jusqu'à maintenant. la première sale impression commence lorsqu'on a l'impression d'être la 5e roue de la charette lorsque l'on est en groupe (à tout
hasard, 3). C'est un sentiment assez insultant, frustrant...mais ça arrive. L'impression passée, on essaie d'être toujours d'être égale à soi-même, sans changer d'attitudes, parce que parfois, on
passe quand même de bons moments avec ces personnes. Ces personnes abusent et re-abusent de votre gentillesse... je me souviens d'un jour... *reconstitution*
Je suis affalée sur mon lit, il est 9h du matin, en 2007. C'est l'été, et comme tous les matins d'été, c'est la grasse mat (veille tardive oblige). Le portable sonne, je récroche, en me demandant
bien qui ça peut être à une heure pareille.
- "Allo Jessica ? C'est X ! Ecoute je suis en galère, j'ai raté mon seul bus pour aller à Sainte Maxime, et je suis sensée bosser dans une heure !! Faut absolument que tu m'aides, j'ai personne
d'autre !!
- MMMgnhhhhh (traduction = ok, je viens...")
Me voilà dix minutes plus tard sur la route, filant vers les Arcs pour ensuite emmener cette chère X à Sainte Maxime, ville côtière bondée en cette saison estivale. Après des embouteillages, on
arrive à destination.... la pauvre idiote que je suis a rendu service à une fille qui ne la prévient même pas qu'une semaine après, elle avait changé de job. Cette même madame X ne me donnait
même plus de nouvelles..... En fait il s'avère maintenant que cette fameuse madame X ne pensait à ses amis que lorsqu'elle avait besoin d'eux, et seulement à ce moment. Quand elle cassait avec
ses mecs, c'était moi qui allait la réconforter, et ce, même s'il était tard le soir ou que j'avais pas forcément la tête à ça. Parce qu'une amie, selon moi, ça ne s'abandonne pas lorsque ça va
pas bien. Il n'y a bien sûr jamais eu de retour. Bien sûr, elle oubliait carrément ses deux amies du sud lorsqu'elle était avec quelqu'un de sexe masculin. Autre exemple qui me choque : l'année
passée, au moment de mars-avril... Coup de téléphone de cette fameuse fille. Le but ? me demander si elle peut loger dans mon appart le temps pour elle de son stage à Lille. Avouez que c'est
toujours sympa, ce genre d'appel, quand la personne ne donne plus signe de vie pendant un moment. Je crois que le pire qu'elle m'ait fait, c'est de prétexter un Xième mec pour ne pas venir deux
jours plus tôt à l'anniversaire de mes 20 ans, que j'aurais voulu passer avec elle, et une autre amie qui m'est très chère. le plus amusant dans l'histoire, c'est que cette personne est
finalement arrivée à Lille le jour de mon anniversaire, mais qu'elle n'a même pas daigné venir me faire un coucou. Ce n'est pas grand chose pourtant, un coucou... Mais elle ne l'a aps fait. Et du
mois entier où elle est restée dans les environs de Lille, elle n'a eu strictement aucune pensée pour sa vieille amie passée aux oubliettes. Elle préférait passer son temps avec un mec dont elle
était raide folle. Encore un pour qui elle aurait laissé tomber tout le monde sans remords. C'est pas si vieux que ça, ça ne remonte qu'à 5 mois.... A partir de ce moment, j'ai tiré un trait
définitif sur cette personne. Car elle est encore restée en silence radio. Et après 5 ans, je commence à en avoir marre d'être prise pour une bonne poire. De temps en temps, je fais quelques
tours désabusés sur son facebook, voir ce qu'elle devient... Bah ça fait mal au coeur de voir une personne en qui on avait placé sa confiance vous considérer pire que comme la dernière des
inconnues. Y'a beaucoup d'ingratitude, de mépris, et de connerie. Après tout, j'ai l'impression qu'avec les gens, c'est toujours le dernier venu le plus beau. Les vieux amis, ça ne compte pas. Ce
que j'aimerais te dire, Emilie, si tu lis ce message......? Tu m'as énormément déçue, à un point que tu n'imagines même pas. Je te souhaite quand même bonne chance dans ta nouvelle vie. Tu en
auras besoin. Peut-être que tu auras des peusdos amis qui ne seront attirés que par certaines facettes de ta personne. Mais les vrais amis, tu les perdras si tu continues à t'en souvenir que
lorsque cela t'arrange.
Ca, c'était mon message rageux... Je n'ai à vrai dire plus aucune envie d'avoir un contact avec elle. j'ai changé mon portable et mon numéro, elle ne l'a plus. Elle n'a pas cherché à se le
procurer. Je considère donc cette histoire classée, aux oubliettes.
En fait, je crois que c'était le seul message rageux de la soirée. Le reste, ce ne sont que des interrogations à propos de quelque chose que j'ai du mal à comprendre, mais qui me blesse quand
même dans une certaine mesure.
Avec ma venue à la fac de Lille, j'ai fait de nouvelles connaissances, avec des personnes pour lesquelles j'ai plus ou moins d'affinités. le groupe dont je fais partie s'entend plutôt bien, même
si des récents évènements ont un peu tout chamboulé... J'accepte tout le monde, je passe de bons moments avec eux, et j'apprécie bien les copines de certains potes. Prenons justement une copine
d'un de ces très bons potes. Une fille qui a l'air bien, la classe, pas vulgaire, qui semble savoir ce qu'elle veut dans la vie, qui a du caractère. Bref une fille qui me plaît quoi. Pas du tout
du genre pute que j'exècre. Elle a accompagné plusieurs fois son copain à mes soirées, nous nous sommes vues à l'extérieur, dans un bar ou autre. Nous discutons, un peu... Pas énormément bien
sûr, on est quand même très différentes. Nous discutons en tant que simples connaissances liées par un point commun : le fameux pote. Je suis prête à m'ouvrir à toute personne du moment que
celle-ci n'a aps l'air de me prendre pour une conne. La copine a pas mal de fois dormi chez moi avec le pote, ça ne me posait aucun soucis. je trouvais ça normal de rendre service, surtout que je
la trouvais sympathique. Tout aurait pu bien s'arreter là si la fille n'avait aps de grosses crises de jalousie. Alors qu'avant ça m'amusait d'entendre mon pote en parler, ça mp'a fait beaucoup
moins sourire à midi lorsqu'il m'a dit que cette fois j'étais la cible principale. La raison ? Le pote me taquine très souvent, et très souvent aussi, il m'arrive de répliquer par un coup de
griffe bien placé. Rien d'ambigü là-dessous, étant donné que je loge tout le monde à la même enseigne. Il n'y a d'ailleurs absolument rien d'ambigü entre mon ami et moi. La copine a donc piqué
une crise, quand elle m'a vue lui mettre un coup de griffe sur le bras lors de la braderie (quand j'avais demandé, par pure convenance, si ça ne la dérangeait pas que je remette son homme à la
place, j'ai eu droit à un joli "si tu continues je te casse tes lunettes !"). Sur le coup je suis restée assez con, j'ai aps vraiment l'habitude de ce genre de réplique. Je sais pas, quelque part
je suis surprise que la fille le prenne si sérieusement alors qu'il n'y a strictement rien de grave là-dedans, et la seconde, c'est que j'ai été vraiment choquée de la voir réagir avec tant de
violence. Alors, plaisanterie ou pas ? Le problème, c'est que je sais pas, justement. Voir une personne que je trouve sympathique réagir comme ça, ça m'a foutu un coup quand même. Et si c'est de
l'humour, il est très mauvais. Nous en sommes restés là, sans que je sache si elle m'en voulait ou non. Plus récemment, autour d'une assiette à midi... Mon ami m'a avoué que sa copine lui avait
fait une crise de jalousie... et j'étais bien sûr la cible. Elle n'aurait aps apprécié certaine smarques de griffures........ que je n'avais même pas faite !!! J'ai été d'abord amusée. Puis
étonnée. Il paraîtrait qu'elle me dirait mes quatre vérités si jamais je recommençais (rappellons que j'étais pour rien dans les marques qu'avait mon ami, hein !). J'ai été choquée. Mais
vraiment. Dire les quatre vérités à quelqu'un, pour moi ça signifie lui sortir des trucs méchants, histoire de le remettre à sa place. Pourquoi me dire des trucs méchants ? Peut-être qu'elle n'a
pas apprécié nous voir nous chamailler à la braderie, mais cela n'excuse en rien la réflexion sur les lunettes, et ensuite ça, me dire mes quatre vérités ! Et puis quelles quatres vérités
d'ailleurs ? Il n'y a rien qui puisse la concernenr. Mon seul point faible en ce moment est mon désordre sentimental dans lequel je me perds très souvent. En quoi cela peut-iol bien l'intéresser
? Avant je m'amusais qu'elle soit jalouse de certaines... salopes... qui tournaient autour de son homme. Je la comprenais, et j'étais complètement d'accord avec elle. Et maintenant c'est moi qui
suis prise pour cible, alors qu'il n'y a strictement rien d'ambigü entre son homme et moi. Pire, les quatres vérités me choque, mais alors vraiment. Parce que si elle a vraiment quelque chose à
dire (qui sera à côté de la plaque, mais bon, là n'est pas le problème), c'est qu'elle rumine une rancoeur contre moi depuis un petit moment. Même lorsque je l'hébergeais chez moi ? Même
lorsqu'elle venait à mes fêtes ? Même ces dernieères fois où l'on discutait un peu ?
En fait c'est ça qui me choque le plus, encore une fois. Me rendre compte qu'une personne qui faisait partie de mon entourage était en fait encore une fois hypocrite. Alors bon, je sais que mon
ami m'a dit de ne pas le prendre au sérieux, mais il y a certains mots qui blessent. Et qui font naître des interrogations en moi. Une chose est sûre, c'est que je pourrais plus jamais me
comporter de la même manière avec elle. Je ne peux pas faire comme si de rien n'était avec une personne qui a sorti ce genre de phrases. Il restera toujours un doute sur la sincérité de la
personne. Un doute qui peut difficilement s'effacer à présent. Parce qu'après tout, les mots sont bien le reflet de nos pensées. Il doit y avoir un fond de vérité dans ses propos. Et puis sa
violence de réaction montre sans doute une rancoeur qu'elle rumine depuis un petit moment maintenant, et qui éclate enfin.
Cette fille me laisse pantoise. A cause de ça, je ne pourrais plus laisser traîner mes griffes sur mon ami lorsqu'il m'embête, de peur de réveiller une tempête. Etant donné que je n'apprécierai
certainement pas ses "quatre vérités", ma réaction pourrait être violente. Donc, pour ne pas envenimer les choses, je n'agirais plus naturellement avec son homme. Bilan ? Je me sens prisonnière
d'une situation qui me dépasse complètement, et comparée à une traînée par cette fille. Et trahie, quelque part, je suis prise pour quelqu'un que je ne suis pas. C'est emmerdant quand cela peut
changer vos relations avec vos tiers.
Le mot de la fin ? Je suis désabusée. A cause d'une amie que je croyais ma meilleure amie et qui a disparut de ma vie aussi rapidement qu'elle y était apparue. Je suis désabusée à cause une fille
que je pensais être une amie et qui finalement n'aurait cessé d'être hypocrite à mon égard (?). A partir de là, à qui faire encore confiance ? L'amitié se brise trop facilement. On joue trop
facilement avec mes sentiments, et avec une telle adresse que je n'arrive même pas à me rendre compte si on me prend pour une conne ou non. Dans un moment où je suis en total désordre
sentimental, je n'ai quasiment aucun repère pour me guider, seulement des doutes sur ma route de pauvre navire à la dérive. Comment voulez-vous avoir le moral avec ce genre de situation...
Vos mots doux